Photographe agriculture : valoriser votre activité en images

L'agriculture est mon sujet de prédilection en tant que photographe. A travers mes reportages, c'est tout un engagement pour l'alimentation durable qui transparaît. Vous travaillez dans le secteur de l'agriculture en tant que productrice, producteur, coopérative, machiniste, magasin agricole ou de producteurs : valorisez votre activité !

Photographe agriculture, une immersion dans le quotidien d'agriculteurs et agricultrices

Être photographe agriculture n'est pas anodin. Il ne s'agit pas seulement de prendre de belles photos de champs, de légumes, d'animaux. C'est avant tout de comprendre les réalités du métier et du monde agricole pour tisser des liens qui permettront d'avoir des photos authentiques, sincères.
Mes premiers reportages agricoles étaient en 2018. Je travaillais dans le tourisme, en communication digitale. Nous préparions l'année Marseille Provence Gastronomie, MPG2019. Il y avait alors besoin de créer du contenu autour de cette filière : du champ à l'assiette. Ca a été comme une révélation, l'alliance du paysage et de l'humain. Une autre manière de raconter des territoires, de raconter des histoires.
En complément des reportages, j'ai commencé à me documenter sur l'agriculture, assister à des conférences sur l'agriculture paysanne.

De la Provence à la Bretagne en passant par l'Auvergne, de l'agriculture urbaine aux élevages bovins, sur la terre comme en mer et même du haut d'une moissonneuse à pommes de terre en Normandie, je traine mon appareil photo afin de documenter la vie agricole pour des clients comme pour mon plaisir personnel. Et cela fait la différence.

Comprendre les réalités du métier, anticiper des gestes, avoir en tête les calendriers agricoles par saisons, connaître les contraintes économiques et climatiques, me permet de tisser des liens, au-delà de prendre des photos. Dans ce type de reportage, je prends le temps. Je demande à ce qu'on me fasse visiter la ferme, qu'on discute de l'activité avant de sortir l'appareil photo. Dans ces métiers rudes, pas habitués à poser ou être valorisés, l'approche humaine est primordiale.

Pourquoi faire appel à un photographe quand on travaille dans l’agriculture ?

Plus que jamais, les métiers agricoles sont à visibiliser. Il est important de montrer les coulisses de celles et ceux qui nous nourrissent, créer de nouveaux imaginaires de l'agriculture, documenter cette époque où une immense partie des agriculteurs vont partir à la retraite peinant à trouver repreneurs.

  • Rendre visible le métier

Des photos professionnelles permettront de montrer le savoir-faire et les gestes du quotidien, les coulisses du métier d'agriculteur.trice dans les champs, en élevage comme en mer, créer de nouveaux imaginaires notamment autour de l'agriculture paysanne pour une alimentation durable. L'idée n'est pas de dénaturer mais d'apporter un regard sensible sur une réalité souvent dure.

 

  • Incarner une agriculture en transition

C'est l'un des chiffres clés de l'agriculture : la moitié des agriculteurs présents aujourd'hui seront à la retraite en 2030. C'est l'occasion de documenter l'agriculture d'aujourd'hui, en transition démographique. Immortaliser ces générations d'agriculteurs qui le sont souvent de générations en générations; montrer qui est la relève : des jeunes, des moins jeunes, de plus en plus de femmes agricultrices, des fermes à la campagne comme de l'agriculture urbaine. Au-delà de photos pour votre communication, c'est aussi une façon de figer l'histoire.

 

  • Partager ses valeurs

Que vous soyez agriculteur·rice, coopérative, association, collectivité ou porteur de projet agricole, des photos professionnelles vont vous permettre de partager vos valeurs. Nous en discuterons tout d'abord ensemble avant le reportage et nous mettrons tout cela en lumière une fois sur place. Par exemple, dans l'agriculture durable, le sujet du prix est souvent discuté. Montrer les coulisses est souvent le moyen de justifier un prix.

Egalement, de plus en plus de projets agricoles font partie de projets plus larges d'économie sociale et solidaire, notamment avec des actions d'inclusion, d'éducation ou de réinsertion par l'agriculture. Il est important de pouvoir valoriser cela.

 

Site BtoB, réseaux sociaux, campagne de communication, supports type PLV pour un salon professionnel, brochure, magazine, dossiers de subventions ou appels à projet; selon votre support, nous déterminerons les photos les plus cohérentes à prendre pour qu'elles soient alignées avec qui vous êtes, pour la bonne cible.

Photographe agriculture, une collaboration au fil des saisons

Rares sont les clients avec qui je ne travaille pas sur la durée. Dans l'agriculture, cela prend tout son sens de documenter un métier, une exploitation, des produits au fil des saisons. Travailler sur un long court me permet de mieux m'immerger dans vos structures, permet d'aller plus loin en images. La valorisation de l'agriculture peut faire partie d'un projet plus global comme une ferme dans un tiers-lieu, des produits locaux cuisinés dans les cantines scolaires dans le cadre du Plan Alimentaire Territorial, du champ aux cuisines de chef.fe.s ou encore magasins ou épiceries paysannes, de la culture de blé ou lin à la valorisation en matière première pour de l'habitat durable ou du textile écologique. Ce sont toutes ces histoires que l'on peut raconter ensemble !

Basée à Marseille - Provence, je me déplace partout en France et à l'étranger pour documenter vos projets agricoles. Discutons-en sur hello.julievandal@gmail.com


Popote Chef, alimentation durable et lien social en Loire Forez

2024 - 2025

Popote Chef, concours culinaire pas ordinaire

D’avril 2024 à l’été 2025, je sillonne les routes du Loire-Forez (Auvergne-Rhône-Alpes) avec Charlie Moine de Comité des fêtes [mobile] à la rencontre de producteurs.trices et des habitant.e.s.

Le but final ? Organiser un concours culinaire pas ordinaire, librement inspiré de Top Chef, durant l’été 2025.

L’objectif durant deux ans ? Créer de la cohésion culinaire entre les forézien.ne.s autour de l’alimentation durable.

Popote Chef est coordonné par le Château de Goutelas et Loire Forez agglomération, avec le soutien de la DRAC, de la Région Auvergne – Rhône-Alpes, de l’Education Nationale, du Département de la Loire et de Loire Forez agglomération.

Avril 2024, la tournée des popotes

Afin de mieux nous imprégner de ce qu’est l’alimentation en Loire Forez, nous partons à la rencontre des producteurs et productrices, de la production industrielle à la plus alternative, de la jeune et plus ancienne génération, de Saint-Just-Saint-Rambert à Noirétable.

Claude produit du lait sous le label « Bleu Blanc Coeur » qui lui est cher et préfère le vendre en coopérative qu’en direct par crainte d’un éventuel souci sanitaire un jour, Alexis et sa femme complètent sa production fromagère avec la vente de lentilles mais aussi des steaks hachés qu’il vend surgelés (les meilleurs de la région dit-on !), Stéphanie, son mari & son associé font du fromage, leur propre fromage au pays de la fourme de Montbrison et sont en transition pour pouvoir vendre eux-même leur viande de chevreaux. Juliette & ses associés tiennent une ferme-auberge où les voyageurs côtoient les moutons et profitent des bons plats à base de produits de la ferme et de plantes sauvages que Juliette connait par coeur. Dans les montagnes du Forez, Florence reprend le restaurant-auberge familial, connu pour sa charcuterie maison qu’elle essaie de faire perdurer.

Un peu plus bas dans la plaine, nous rencontrons des maraîchers. Marie issue d’une famille d’éleveurs cultive des légumes aux côtés de son frère & sa soeur qui continuent la production de viande. Arnold & Louis se sont lancés dans l’aventure il y a peu et ont déjà leur petit succès que ce soit au marché de Montbrison comme à leur drive fermier. Au Jardin d’Oasis, jardin de cocagne, le maraîchage est un moyen de réinsertion et d’inclusion. Alors que partout ailleurs « De ferme en ferme » se prépare, ici on attend beaucoup de monde le lendemain pour la fameuse vente de plants.

Nous sommes fin avril, nos journées commencent à 8h et se terminent vers 22h. Les rencontres s’enchaînent. Le sujet du gel revient chez tout le monde. Tout d’abord parce qu’on a très froid en allant de fermes en fermes mais aussi car quelle que soit l’activité, c’est un problème.

Dadou qui vient de planter ses jeunes vignes nous montre les dégâts du gel de la nuit dernière, Pierrick ne sait plus où transporter ses ruches alors qu’on est en pleine saison de l’acacia. Tous ont les yeux rivés sur la météo. Nous voilà au coeur de leurs préoccupations et de la dureté du métier.

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Juin 2024, la tournée des marchés

Les marchés, surtout en zone plus rurale, sont un lieu de rassemblement incontournable voire vital. Côté producteurs.trices, c’est l’occasion de vendre en circuit court. Chaque jour de marché est un rendez-vous donné. Pour les habitant.e.s, c’est l’occasion de ne pas aller en grande surface, de s’approvisionner localement, de revoir les commerçant.e.s ou les connaissances/amis.

Pour nous, c’est la première occasion de parler de Popote Chef au grand public. On y épluche des légumes pour intriguer un peu, on distribue des flyers, on incite à remplir des cartes postales de recettes. Les premiers liens se créent.

Durant 5 jours, nous enchaînons les marchés du territoire de Loire Forez agglomération. C’est aussi le moment d’inviter les habitant.e.s à nous rejoindre le samedi soir pour le Bal Culinaire Popote Chef : la première occasion de cuisiner ensemble, sans se connaître, pour servir 80 personnes dans la cour du Château de Goutelas. Au menu, les râpés foréziennes agrémentées de sarasson aux herbes, pickles et fleurs comestibles.

Bal culinaire

En clôture de cette tournée des marchés et dans le cadre du festival « Futurs possibles » au Château de Goutelas, nous invitons les forézien.ne.s à vivre un aperçu de ce que peut être le concours culinaire Popote Chef.

8 juin 2024 ⸻ Château de Goutelas
8 juin 2024 ⸻ Château de Goutelas
Voir la vidéo du bal culinaire

Août 2024, résidence "Prendre l'air" à Montbrison

Pour l’Été culturel, la DRAC Auvergne-Rhône Alpes soutient les artistes dans leurs projets culturels s’adressant aux habitants, en portant une attention particulière aux personnes isolées et les plus fragilisées. La résidence artistique et culinaire à Montbrison fait partie du dispositif « Prendre l’air ».

Elle est la première étape d’une série de 3 résidences. Pourquoi ? Car notre objectif final est d’organiser le concours culinaire Popote Chef l’été 2025 ! Et pas de concours sans brigades. Pas besoin d’être chef.fe, au contraire ! Éplucher, mijoter, préparer la table, fabriquer un étendard… Chacun a son rôle selon ses envies.

Pour cette résidence à Montbrison, en lien avec le Centre Social de Montbrison, nous avons en amont d’une table d’hôtes organisée en clôture de la semaine :

  • déjeuner avec les compagnon.ne.s puis chiné chez Emmaus Montbrison la future déco de table & du tissu pour la nappe de la table d’hôtes
  • fait un balade comestible suivie d’un atelier cuisine à la pension Paul Bouchet
  • cuisiné ensemble puis cousu la future nappe de la table d’hôtes avec l’aide de la Maison des Grenadières
  • pédalé jusqu’au drive fermier de Dr Persil & Mister Ail que nous avons animé en musique
  • cuisiné ensemble, fait le montage des tablées puis partagé le repas de la table d’hôtes devant le Centre Social de Montbrison. Une proposition gratuite et ouverte à tous

Prochaine résidence fin octobre 2024